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CCAM V84 : les changements à intégrer dans votre logiciel métier

La nomenclature évolue, et avec elle le paramétrage de votre logiciel de facturation. Depuis le 31 juillet 2026, la version 84 de la CCAM est en vigueur : quatre nouveaux actes bucco-dentaires font leur entrée, deux tarifs opposables sont fixés, et, piège, plusieurs associations d'actes jusqu'ici acceptées sont devenues sources de rejets de feuille de soins électronique.

Cet article fait le point sur les changements qui touchent la cotation au fauteuil et à la caisse, et sur la checklist de mise à jour à faire passer dans votre logiciel métier.

CCAM V84 : quatre nouveaux actes bucco-dentaires

La CCAM V84, issue de la décision de l'UNCAM du 29 avril 2026, crée quatre actes bucco-dentaires :

  • HBLD757, Coiffe pédodontique préformée sur molaire temporaire. Facturable quelle que soit la technique employée (conventionnelle ou technique de Hall) et quel que soit le matériau utilisé. Tarif opposable : 150 €.
  • HBFD425, Exérèse thérapeutique de la pulpe camérale (biopulpotomie) d'une dent permanente mature, dont l'indication doit être conforme à l'avis en vigueur de la Haute Autorité de santé. L'acte ne peut pas être facturé dans le cas d'une pulpotomie transitoire. Tarif opposable : 80 €. Modificateurs associables : F, U, 9 et N.
  • HBBD365, Comblement (scellement) thérapeutique d'une prémolaire ou d'une molaire, permanente ou temporaire. À ne pas confondre avec les comblements prophylactiques (codes HBBD004 et suivants).
  • HBMD130, Restauration d'une dent temporaire ou permanente par ciment verre ionomère après traitement restaurateur atraumatique (TRA), sur une ou plusieurs faces.

Sur ces quatre actes, deux seulement disposent d'un tarif opposable dès le 31 juillet. Pour les deux autres, la situation est plus délicate, voir le point suivant.

Le piège des actes inscrits sans tarif négocié

HBBD365 et HBMD130 sont bien inscrits à la nomenclature, mais leur tarif devra être négocié avec l'Assurance maladie dans un futur avenant conventionnel. En attendant, ils sont au tarif libre et non pris en charge par l'assurance maladie obligatoire.

La conséquence est concrète : coder ces actes comme s'ils étaient remboursés exposerait à une mauvaise transmission. C'est précisément le type de situation où la clarté du devis et du plan de traitement prend tout son sens : le patient sait exactement ce qui lui est proposé, à quel tarif, et ce qui relève ou non d'une prise en charge. La présentation des devis et plans de traitement est ici un outil de confiance autant qu'un document administratif.

Les cumuls invalidés : un motif de rejet à anticiper

Le changement le plus aigu pour les cabinets vient des associations d'actes. L'acte HBLD426, la pose d'un bridge tout céramique, monolithique ou céramo-céramique, hors zircone, n'est plus associable aux éléments métalliques ou céramo-métalliques (codes HBMD490, HBMD342, HBMD082, HBMD081 et HBMD776). Les cumuls acceptés jusqu'au 30 juillet 2026 deviennent invalides à compter du 31 juillet 2026 : toute feuille de soins électronique les utilisant sera rejetée.

Trois autres nouveautés valent d'être connues :

  • Création de l'acte HBLD018, plan de libération occlusale, désormais défini précisément : un dispositif rigide, réalisé sur mesure, recouvrant la totalité de l'arcade concernée (maxillaire ou mandibulaire). Les orthèses en résine souple ou semi-rigide n'en relèvent pas. L'acte est facturable dans le cadre du traitement des dysfonctions temporo-mandibulaires ou du bruxisme, une seule arcade à la fois, et une seule fois dans le cadre d'un même épisode algique.
  • Ajout de l'indicateur de prise en charge sous conditions (RC) sur les actes HBLD018, HBLD099 (bridge zircone) et HBLD426.
  • Nouveaux cumuls possibles pour les bridges zircone avec piliers et éléments intermédiaires supplémentaires, une possibilité omise dans la version précédente de la nomenclature, désormais rétablie.

Ce que cela implique dans votre logiciel métier

Une mise à jour de nomenclature ne se règle pas toute seule au fauteuil. Quatre vérifications s'imposent :

  1. Confirmer que la version V84 est bien déployée dans votre logiciel de facturation (Logosw, Visiodent ou autre). La mise à jour arrive souvent automatiquement, mais la version antérieure peut rester active sur certains postes : mieux vaut vérifier poste par poste.
  2. Revoir les modèles de cotation et de devis qui utilisent les actes concernés. Un modèle qui code une association devenue invalide (cumul HBLD426 avec un élément métallique) produira un rejet à chaque utilisation, sans que personne ne l'attende.
  3. Contrôler les libellés affichés. La réécriture de l'acte HBLD426 change son affichage : la mention « SS ZIRC » disparaît des intitulés. Un contrôle rapide évite les surprises à la lecture d'un devis ou d'un compte rendu.
  4. Transmettre la matière à l'équipe administrative. Les nouveaux codes, leurs modificateurs et le statut « tarif libre » de HBBD365 et HBMD130 doivent être connus de ceux qui préparent les feuilles de soins.

L'essentiel

À compter du 31 juillet 2026, la CCAM V84 change la donne sur trois fronts : quatre nouveaux actes bucco-dentaires, dont deux avec tarif opposable ; deux codes au statut tarifaire en attente d'avenant (tarif libre, non pris en charge) ; et des associations d'actes invalidées qui entraînent des rejets de feuille de soins électronique. Mettre à jour le logiciel métier et les modèles de cotation n'est pas une formalité, c'est ce qui évite de découvrir le problème au premier rejet.

Et si la gestion de la facturation et des rejets accapare votre équipe, c'est exactement le genre de charge dont un cabinet a intérêt à s'alléger autrement. Côté Dalia, l'accueil téléphonique et la planification sont pris en charge de bout en bout : vos équipes récupèrent ce temps pour ce qui demande du jugement. Réservez une démo pour voir, sur un cas concret, ce que votre cabinet pourrait faire de ce temps.

Sources

  1. lescdf.fr, « CCAM V84 : ce qui change au 31 juillet 2026 », 31 juillet 2026.